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LA TRUFFE NOIRE DU BERRY

Association des Trufficulteurs

de Champagne Berrichonne

 


LA TRUFFE NOIRE en BERRY



Fiche d'identité


SECTEUR GEOGRAPHIQUE : Région Centre, départements de l’Indre et du Cher. 

SECTEUR DU PRODUIT : champignon.  

DENOMINATION : Truffes noires du Périgord produites en Champagne Berrichonne. Autres appellations : Tuber Mélanosporum ou « Mélano » ou « diamant noir ».  

PARTICULARITE : c’est la truffe comestible par excellence, ses qualités gastronomiques sont de renommée mondiale.  

CLASSIFICATION GENERIQUE : truffe.

Département Cher Indre


Il n'y a pas que dans le Périgord ou la vallée du Rhône que l'on trouve le diamant noir : la Tuber Melanosporum, on en récolte aussi dans le Berry !

Descrition


Tubercule globuleux en livrée noire, irrégulièrement rond allant de quelques grammes à plus d’un kilogramme très rarement. La truffe est le fruit d’un champignon hypogé (souterrain) classé dans la famille des Thallophytes, groupe des Ascomycètes de l’espèce Tuber. Ce champignon se présente sous forme de filaments (ou mycélium) vivant dans le sol en liaison avec un arbre. Le mycélium est rattaché aux racines de l’arbre hôte en de multiples points, principalement des mycorhizes mais aussi des stromas. La fructification est encore désignée sous le nom d’ascocarpe (ou fruits à asques), les asques étant les sacs dans lesquels la semence de la truffe est contenue et constituant une particularité des Ascomycètes. La truffe noire du Périgord comprend une sorte d’écorce rugueuse : le péridium, composée d’écailles ou verrues, qui recouvre la chair ou gleba. Celle-ci révèle en coupe une apparence de marbrure dans laquelle se distinguent des veines blanches stériles (ou aérifères) et des veines noires fertiles (hyménium) qui contiennent les spores.  



Historique


On trouve les premières traces écrites sur la truffe dans un texte sumérien vieux de près de 4000 ans. Les Romains furent également en leur temps très friands de truffes. C’est au 19è siècle que la truffe atteint sa plus grande renommée et connaît alors son apogée. Enfin cuisinée pour elle-même et pour son parfum délicat, elle est de tous les menus. Son cycle de vie révèle la plupart de ses secrets et les premières truffières artificielles (plantation de chênes par l’homme) voient le jour. En 1873, la récolte française est énorme : elle atteint annuellement environ 1600 tonnes, elle est produite par les Basses Alpes, la Drôme et le Quercy. En 1890, on compte 75000 hectares plantés en chênes truffiers. Le 20è siècle voit la décadence de la truffe. La production va en effet connaître un déclin catastrophique avec la Première Guerre mondiale : manque de main d’œuvre, interruption des marchés, chute du cours de la truffe…Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la production nationale annuelle est passée à 30 tonnes. Contrairement aux idées reçues, la truffe existe en Berry depuis le Moyen-Age. En 1370, le Duc de Berry s’en fit porter au château de Vincennes où il était en voyage. En 1860, 5 tonnes de truffes melanosporum sont produites dans l’Indre. Depuis une vingtaine d’années, la trufficulture est repartie grâce à la mise au point de la mycorhisation de jeunes plants de chênes. Ces plants mycorhizés avec Tuber Mélanosporum permettent de créer de nouvelles truffières dans les sols propices. 


C’est ainsi qu’en 2002 un groupe de huit agriculteurs aux alentours d’Issoudun décident de planter des chênes truffiers et de créer l’Association des Trufficulteurs de Champagne Berrichonne.

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